Motobécane FX50

Motobécane et autres mobylettes :  les 7 pièges à éviter lorsque l’on achète une mob

 

 Ça y est, vous vous êtes enfin décidé à acheter une mobylette.

Dans un article précédent, nous avions abordé le problème du choix de votre future monture et de son prix.

Aujourd’hui, nous allons tenter de vous aider à éviter de grosses déceptions à la suite de votre achat. Vous avez donc choisi un modèle que vous souhaiteriez acquérir et vous avez commencé vos recherches.

Comme dans toute acquisition d’un véhicule, il faut rester prudent et ne pas céder à un achat d’impulsion.

Rappelez que le marché est vaste et qu’il vaut mieux laisser passer une vente si l’on a un doute sous peine de faire face à une grande déception.

Voici donc les 7 principaux pièges à éviter lorsque l’on achète sa première mob.

Peugeot country

Peugeot country en bon état, attention aux pièces manquantes introuvables

1. Bien décrypter les annonces :

 

Le premier point à vérifier est la qualité des annonces que l’on consulte.

Il existe de nombreux supports pour dénicher la mob de vos rêves, mais tous ne sont pas de qualité égale.

Il est important de garder un œil critique sur les annonces pour dépister les arnaques.

Attention par exemple aux supports type marketplace de Facebook qui n’offrent que peu de garanties sur le sérieux des annonces.

Il faut ensuite faire bien attention au contenu de l’annonce. Fuyez les annonces sans détail sur le cyclo ou évasives de type « très bon état » sans autre précision.

Privilégiez les annonces qui permettent de contacter facilement le vendeur de vive voix, c’est toujours mieux pour vous faire une opinion.

Regardez aussi le nombre d’annonces proposées par le vendeur et si c’est ou non un professionnel. Des « particuliers » qui proposent plusieurs dizaines d’annonces sont forcément suspects.

Méfiez-vous aussi des incohérences dans l’annonce, du type « excellent état » suivi de « à redémarrer ».

De même certaines mentions doivent vous alerter : « je ne réponds pas aux messages », « marchands de tapis, passez votre chemin », « prix ferme » lorsque celui-ci est manifestement au-dessus du marché … Vous n’avez certainement pas à faire à un passionné !

Prenez donc le temps de bien lire mes annonces et contactez systématiquement le vendeur.

annonce LBC

La notion de “en bon état” est très relative d’une annonce à l’autre !

2. Se méfier des photos :

 

C’est un point essentiel lors de la sélection d’une annonce. Bien sûr de belles photos attirent l’œil mais il faut aussi être conscient que tout le monde n’est pas forcément un expert pour faire de bonnes photos. Cela ne veut pas dire que la mobylette n’est pas intéressante.

Quoi qu’il en soit, dites-vous bien que les photos sont toujours plus belles que la mob ne le sera sur place. Les smartphones avivent les couleurs et d’expérience, on est souvent déçu quand on va voir le cyclo : peintures ternies, rayées, carters fendus …

Il faut aussi faire attention aux annonces avec une seule photo ou plusieurs prises sous le même angle. Il y a fort à parier que l’autre côté du cyclo est moins beau à voir !

S’il n’y a que des gros plans, ils sont parfois là pour cacher des pièces manquantes ou l’aspect général de la mobylette.

Faites aussi attention aux pièces difficile à se procurer et assurez-vous qu’elles sont présentes et en bon état sur les photos.

C’est toujours bon signe lorsque le vendeur vous propose de vous faire parvenir des photos supplémentaires ou une petite vidéo.

3. Eviter les véhicules situés très loin de votre domicile :

 

Une des erreurs que l’on commet souvent lorsque l’on recherche un modèle bien précis, c’est de se lancer tête baissée et de faire plusieurs heures de route pour acheter la perle rare.

Il y a fort à parier que vous aurez quelques déceptions quand vous allez examiner « la bête » sur place. C’est toujours le cas dès que l’on achète un véhicule ancien qui a forcément subi les assauts du temps.

C’est là que la distance pèse lourd dans votre décision d’achat. En effet, s’il est facile de renoncer lorsque l’on va voir un cyclo près de chez soi, c’est plus compliqué de rentrer bredouille après plusieurs heures de route.

Pour éviter de faire une mauvaise affaire, il est donc plus judicieux de se cantonner à un périmètre raisonnable autour de son domicile.

4. Se méfier d’un cyclo incomplet :

 

Comme nous l’avons souvent écrit, si les modèles les plus courants bénéficient de refabrications de la plupart des pièces, pour certains modèles, des pièces essentielles sont très difficiles voire impossibles à trouver.

Il est donc essentiel de vous renseigner en amont sur la disponibilité et le prix des pièces afin de vous assurer qu’elles sont présentes et en bon état avant d’effectuer un achat.

Il est parfois mieux de privilégier un modèle ayant un peu plus de travail de rénovation mais complet.

Sinon, il faut s’assurer que le prix est cohérent et vous permettra de compléter le cyclo tout en restant dans un budget raisonnable.

Gardez à l’esprit que le cumul de petits frais conduit souvent à avoir déboursé en fin de rénovation, bien plus que la valeur de revente de votre mobylette.

Même s’il s’agit d’un loisir, il faut tenter de ne pas trop s’éloigner de la valeur du marché.

motobécane av88

Motobécane “bleue” sortie de grange, attention à la rouille dans le réservoir

5. Faire la chasse à la rouille :

 

Une mobylette est un véhicule simple où la plupart des problèmes de fonctionnement peuvent être solutionnés aisément.

Il est toutefois un problème qui demande beaucoup d’efforts et de savoir-faire pour être résolu : la rouille dans le réservoir.

Je parle là de nos chers Peugeot 103 ou Motobécane «bleues» ou autres modèles dont le réservoir fait partie intégrante du cadre.

Lorsque la rouille les a envahis, la restauration demande de respecter de nombreuses étapes fastidieuses pour finir parfois par constater que le cadre est bon pour la ferraille : on s’aperçoit que le réservoir fuit après avoir traité la rouille.

Il sera donc impératif de vous munir d’une petite lampe pour évaluer les dégâts éventuels avant tout achat.

Soyez conscient qu’un réservoir rouillé déversera en permanence des particules qui viendront contaminer et boucher votre carburateur régulièrement même si vous avez pris la peine de mettre en place un filtre à essence.

C’est d’ailleurs une des principales causes de pannes lorsque vous êtes en balade.

6. Vérifier l’état du moteur :

 

Lorsque vous voulez acheter une mobylette à redémarrer ou à restaurer, il est indispensable de contrôler deux points avant de se décider :

 

  • Vérifier que le moteur n’est pas bloqué
  • Vérifier qu’il a une bonne compression

Un moteur bloqué ou sans compression est une loterie. En effet, il faudra considérer qu’il est à remplacer ou le refaire complètement : il faut donc impérativement en tenir compte dans le prix de vente.

Si la mobylette ne démarre pas, il faut donc prendre une marge financière pour la remise en état du moteur et être conscient qu’il faudra aussi investir du temps dans cette opération, surtout si vous n’êtes pas un connaisseur.

Honda 50

Jolie base de restauration pour cette Honda MTX

7. S’assurer que vous pourrez immatriculer votre Motobécane :

 

 Comme vous le savez certainement vous devez obtenir une carte grise pour votre future monture.

Plusieurs cas de figure peuvent se présenter :

  • La mobylette n’a jamais été immatriculée : paradoxalement, c’est un cas simple à résoudre. Il vous suffit de faire établir un certificat de vente lors de l’achat et vous aurez l’essentiel pour immatriculer le véhicule
  • La mobylette est déjà immatriculée et la carte grise est au nom du vendeur : il faut obtenir le certificat de vente et demander au vendeur d’enregistrer la vente sur Internet.

Dans ces deux cas de figure nous vous invitons à consulter notre article sur ce sujet pour savoir comment faire établir la carte grise.

 

Deux cas de figure sont à éviter absolument :

 

  • Il existe un doute sur le fait que le cyclo a déjà été immatriculé : il arrive que le vendeur ait tenté sans succès de faire immatriculer le cyclo pour des tas de raison (impossible de justifier de la provenance, plaque des mines absente …). Dans ce cas, vous n’arriverez pas plus à venir à bout de la démarche.
  • Le vendeur a une carte grise qui n’est pas à son nom. Dans ce cas vous n’avez aucune garantie sur la provenance du deux roues qui a pu être volé et vous pourriez être accusé de recel. Fuyez !

Acheter son cyclo : la conclusion

 

Voilà, si vous avez déjoué ces pièges, vous aurez sans doute fait un bon achat.

Le mieux comme toujours est d’avoir à faire avec des passionnés qui vendent souvent leurs mobylettes à un prix juste.

Alors bonne chasse et restez prudents.

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